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Comment Prévenir l'Ostéoporose ?

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- Le rôle non négligeable des protéines
Un apport insuffisant en calcium, en vitamine D et en protéines influe de façon négative sur l’acquisition de la masse osseuse pendant l’enfance et l’adolescence ainsi que sur sa conservation à l’âge adulte. Pendant la croissance, une sous-alimentation en protéines peut entraîner une augmentation du risque de fractures à un âge plus lointain. Un régime pauvre en calories et insuffisant en apport protéique est délétère pour préserver la masse osseuse. Une fracture de la hanche s’améliorera par une normalisation de l’apport protéique. La relation a été confirmée par de récentes études épidermologiques Nord-Américaines.
Les protéines alimentaires sont nécessaires de la petite enfance jusqu’au vieillissement. Mais attention toutefois : les protéines animales (viandes, poissons, volailles) ont tendance, par leurs acides animés soufrés, à acidifier le milieu intérieur. Elles exposent le tissu osseux à une déminéralisation et leur acidité mobilise le calcium des os. Comme le souligne Uriel S. Barzel, Pr de médecine aux Etats-Unis, “un régime ayant une teneur élevée en protéines d’origines végétales et une teneur limitée en protéines animales est optimal pour la qualité des os”. C’est la raison pour laquelle les protéines animales doivent être complétées avec des protéines végétales dont le pouvoir alcanisant et équilibrant permet d’éviter la fuite calcique.
 
L’étude de Sebastian en 2000 a démontré la relation entre les fractures de la hanche chez une femme de 50 ans et le niveau de consommation annuelle de protéines animales.
 

Le rôle antioxydant et anti-inflammatoire des fruits et légumes
 
Dans les publications spécialisées, le bénéfice réel des fruits et des légumes est reconnu. Le Pr Susan A. New s’appuie sur des études publiées au cours des 10 dernières années pour montrer l’effet bénéfique du potassium trouvé dans les fruits et légumes sur les os. Les aliments d’origines végétales et les boissons comme le thé, le vin et les jus de fruits ont un pouvoir antioxydant et anti-inflammatoire. Riches en citrate de potassium, ils neutralisent l’acidité développée par les aliments d’origines animales. Après une expérience réalisée sur un rat auquel a été ajouté dans son régime 1 g d’oignon par jour, il a été constaté une augmentation de 17 % du contenu minéral de l’os en seulement 4 semaines. L’oignon n’est pas un aliment miracle, mais il contribue à lutter contre l’ostéoporose. D’autres variétés de légumes jouent un rôle favorable sur les os, comme le persil, la tomate, le brocoli, le chou rouge. L’huile de soja, les herbes comme la menthe et les plantes - contenant 9 composantes d’huiles essentielles – sont des inhibiteurs de la résorption osseuse.
 

La vitamine K

Indispensable, elle intervient dans le bon fonctionnement de l’ostéocalcine, la protéine majeure du tissu osseux régulatrice de la minéralisation. Le chou, l’épinard, la salade, la pomme de terre sont de bonnes sources de vitamine K. Les personnes souffrant d’une fracture de la hanche et ayant peu de vitamine K doivent y suppléer pour restaurer partiellement le statut minéral.
 

Le coût de la prévention

Contribuant aux dépenses de santé, les fractures coûtent chères ! Le coût direct annuel de l’ostéoporose est d’environ 14 millions de $ aux États-Unis et dépasse 10 millions de $ en Europe.
En France, le coût représente 1 milliard d’euros par an. Sans compter les 3,5 millions d’euros dépensés par an pour les soins hospitaliers. Pour ces raisons coûteuses, la prévention par l’alimentation peut être un moyen peu onéreux d’atteindre cet objectif.