Vous l’avez certainement remarqué dans la page publicité télé. Evelyne Thomas, animatrice de l’émission « Combien ça coûte » au côté de Jean-Pierre Pernaut, tourne un spot pour Garnier Nutrisse Crème. Une nouvelle image qui lui va à merveille. Rencontre avec une femme naturelle qui nous touche par son authenticité.
Savoir Maigrir : Qu’est-ce qui vous a incité à devenir la porte-parole de Garnier Nutrisse Crème ?
Evelyne Thomas : Il y a quelques mois, quand j’ai été contactée par Garnier, j’ai d’abord été très surprise d’avoir été choisie, sachant notamment que c’est Sarah Jessica Parker qui est l’égérie de Garnier pour cette même marque aux Etats-Unis. C’était aussi flatteur puisque Garnier fait partie du premier groupe de cosmétique au monde et que cette marque véhicule des valeurs de beauté qui me parlent. Avec Garnier, il s’agit surtout de la simplicité et du naturel.
S. M. : Quelle importance accordez-vous à cette nouvelle image ?
E. T. : J’ai la grande chance que Publicis et Garnier m’aient demandé d’être naturelle et moi-même dans ce spot publicitaire. C’est la plus belle chose que l’on puisse me proposer en tant que présentatrice. J’essaie donc de continuer sur ma lancée. Je pense que si j’ai été choisie, c’est justement pour ces valeurs. Pour moi, il s’agit de n’en faire ni plus, ni moins mais d’être toujours (c’est ce que j’essaie d’être depuis pas mal de temps) conforme à mes idées, celle d’une femme plutôt coquette mais qui sait aussi être une mère de famille éreintée et épuisée comme tout le monde. Je ne représente pas du tout une icône intouchable. Je suis quelqu’un de normal et d’accessible.
S. M. : Que pensez-vous des produits de beauté Garnier, le leader de la coloration à domicile en France ?
E. T. : Je connaissais Garnier à travers les spots publicitaires et les campagnes de pub que l’on voit dans la presse féminine. J’ai toujours aimé trouvé que les publicités étaient très bien conçues. Il y a un côté naturel qui se dégage avec une bonne odeur de fruit. C’est très frais et nature, en fait. Cette marque ne véhicule pas l’image de produits artificiels ou chimiques. J’aime donc l’image que Garnier véhicule.
S. M. : En êtes-vous une fidèle consommatrice ? Si oui, lesquels choisissez-vous ?
E. T. : J’ai assez peu utilisé de produits de beauté Garnier avant. J’ai dû me laver les cheveux une fois avec l’un de leurs shampooings, il y a très longtemps. Car je ne change pas beaucoup de marques, en fait. Je suis tout à fait basique dans mes choix. Depuis, j’ai appris à découvrir la gamme Garnier. Et je dois dire que j’ai été assez agréablement surprise par la qualité des produits, notamment les shampooings mais aussi les crèmes de jour et de nuit. J’attache beaucoup d’importance à ma peau. Et la crème Garnier Total Confort me correspond vraiment... Depuis, je ne mets plus qu’elle parce qu’elle est très agréable. Elle correspond vraiment à ce que j’aime. Elle a une odeur fabuleuse et est très onctueuse sur la peau. J’adore !
S. M. : Quelle valeur attachez-vous à cette évolution des soins capillaires au féminin ?
E. T. : Pour moi, c’est quelque chose qui est ancré et acquis depuis de très longues années. Je crois que je me suis toujours colorée les cheveux. Quand j’étais petite, j’étais châtain clair comme ma fille et ma mère passait son temps à me faire de la camomille pour que je sois blonde ! Après, je suis redevenue un peu plus brune parce qu’avec l’âge, mes cheveux ont foncé. Je les ai longtemps teints avec du henné. J’ai le sentiment d’avoir essayé toutes les couleurs à ce niveau. Les soins capillaires font vraiment partie de moi. J’ai toujours accordé vraiment beaucoup d’importance à la couleur des cheveux. Et j’en ai d’ailleurs très souvent changé : châtain foncé, châtain clair. Parfois, j’ai eu des mèches rouges voire blanches. Les cheveux ont un côté ludique mais aussi extrêmement féminin qui m’amuse beaucoup. Car il n’y a rien de pire qu’un cheveu terne ou non soigné !
S. M. : En quoi est-il essentiel qu’une femme soit attentive à son apparence et sa beauté ?
E. T. : Ce n’est pas seulement lorsqu’on est une femme mais plutôt lorsqu’on est une personne. Je pense que pour les hommes aussi, il est indispensable d’être soigné. Il ne faut pas trop en faire. Je n’aime pas l’excès de coquetterie. Mais je pense qu’il est essentiel de veiller à son apparence. Même quand on est décontracté, on peut avoir de l’allure voire une certaine classe. Il est extrêmement important, même dans le négligé, de ne jamais l’être tout à fait.
S. M. : L’idée d’associer une image de femme active à celle de la beauté vous semble-t-elle intéressante ?
E. T. : Complètement. Parce que d’abord, aujourd’hui, je pense que la plupart des femmes actives savent prendre le temps de faire attention à elles. Même si moi, je vais très vite. Par exemple, quand je me prépare le matin, je bluffe toujours, soit mes amis, soit ma famille. Car je suis prête super rapidement. En dix minutes, j’ai tout fait et je sors de manière très correcte. Autrement dit, je n’ai pas besoin de passer cinquante ans dans ma salle de bain pour me préparer ! D’abord parce que je déteste ça. Je vais donc vite à l’essentiel. En même temps, je pense que même quand je ne suis pas maquillée et quand je suis décontractée, je ne me suis jamais totalement laissé aller. Même si je suis parfois comme les femmes qui travaillent et vont faire leur course avec des tenues pas très sophistiquées, je fais toujours attention à avoir la petite touche en plus.
S. M. : Quelles sont les bases d’une bonne hygiène de vie d’après vous ?
E. T. : Boire beaucoup d’eau. Essayer de ne pas se coucher trop tard tout le temps. Je ne sors pas plus de deux fois par semaine. Ce qui est déjà pas mal par rapport à la moyenne des Français. Comme je vis à Paris et avec le métier que je fais, j’ai davantage de sollicitations. J’essaie de manger le soir avec ma fille, ce qui est vraiment très important pour moi. Comme le dit votre magazine, je pense qu’il est toujours essentiel de se faire plaisir en essayant de ne pas trop prendre de poids. Hier soir, j’ai dégusté un plateau de fruits de mer et j’ai quand même mangé des frites. Ce qui n’est pas bien. Mais les frites mayo sont tellement bonnes ! Je pense que le côté ludique de la nourriture est aussi très important. J’aime bien manger de bons plats au restaurant. Même si je fais très attention à ma ligne.
S. M. : Quels sont les se-
crets de votre beauté, de votre ligne et de votre forme au quotidien ?
E. T. : Je me débrouille un peu comme tout le monde. C’est-à-dire que je traverse des phases où je fais beaucoup de sport. En général, cela démarre vers le mois de mars et cela se termine vers le mois de décembre. « Même si je fais attention à ma ligne, le côté ludique de la nourriture est important »J’ai la chance d’avoir une salle de gym à domicile. Je fais donc beaucoup de vélo, d’abdos et un peu de musculation. Et, quand je le peux surtout - parce que j’adore ça -, je fais beaucoup de natation.
S. M. : Côté alimentation et diététique, quels aliments privilégiez-vous pour votre santé ?
E. T. : Je fais très attention… J’essaie de ne pas trop manger gras. J’ai éliminé toutes les graisses de mon alimentation. Même si cela ne m’empêche pas de temps en temps de manger un plat un peu plus consistant à ce niveau. Mais en général, je ne prends pas de charcuterie. Mon alimentation est la plus saine possible avec beaucoup de poisson, des légumes ou encore des fruits de mer...
S. M. : Revenons à votre carrière. Vous êtes une présentatrice reconnue et très appréciée des Français. Où puisez-vous votre simplicité, sincérité et votre proximité ?
E. T. : Il est un peu compliqué de se prononcer par rapport à soi-même. C’est au public de le dire. Pour ma part, je fais ce métier par passion depuis très longtemps. C’est une vraie vocation. Tous les jours quand je me lève, je me dis que j’ai beaucoup de chance d’exercer ce que j’ai désiré très fort. Même si cela n’a pas toujours été facile pour moi, comme dans beaucoup d’autres métiers. A la télé, on peut faire des divertissements et en même temps aider les gens. Mais ce cadre est souvent assez disproportionné par rapport à la vie réelle. J’essaie donc de faire mon métier avec le plus de naturel possible. J’aime rencontrer les gens. J’ai du mal à prendre du recul par rapport à moi-même. J’essaie juste d’être naturelle et de faire les choses le plus honnêtement possible parce que ce sont les valeurs que mon père m’a enseignées.
S. M. : Que retirez-vous de l’expérience de votre carrière de journaliste, de présentatrice de « C’est mon choix » , d’émissions caritatives et de variétés et d’animatrice de « On l’a vu à la télé » sur RMC ?
E. T. : Mon parcours semble quelques fois éclectique parce que je fais souvent le grand écart justement entre le journalisme, l’animation, les talk-show, l’émission « C’est mon choix » et des émissions plus sérieuses. Mais cela me correspond tout à fait. J’aime cet éclectisme en moi, c’est-à-dire les choses très basiques et en même temps, parfois un peu intellos. Je ne peux pas me changer. Je ne veux pas entrer dans un moule. J’ai été journaliste pendant longtemps. Mais je me sens toujours journaliste dans l’âme et, en même temps, complètement animatrice. Ce parcours là me ressemble complètement. Et j’ai la chance d’avoir fait des émissions que j’assume à cent mille pourcent et de les avoir souvent produites aussi. Parce que je pense que c’est important. Je ne pourrai pas ne pas être investie sur le champ d’une émission. Pour moi, c’est impensable.
S. M. : Quels souvenirs gardez-vous de votre élection en tant que Marianne en octobre 2003 ?
E. T. : Un souvenir d’abord amusé. J’ai eu la liste des femmes et personnalités en compétition pour les Marianne : Sophie Marceau, Cecilia Sarkosy ou encore Estelle Lefebure. C’est toujours assez agréable. Parce que je ne me suis jamais considérée et de loin comme un top model, ni une icône de mode ou une star. Au début, cela m’a donc fait beaucoup rire parce que je n’y croyais pas du tout. Et puis après je me suis souvenue des Marianne élues par le passé. Brigitte Bardot a été une Marianne très sulfureuse en son temps dans les années 70. On ne comprenait pas pourquoi une femme aussi dénudée et débridée qu’elle puisse incarner les valeurs de la République. Ensuite, ce fut le tour de Mireille Mathieu, chanteuse oh combien populaire. Après, on est passé à Catherine Deneuve, à Laetitia Casta, puis à Ines de la Fressange et ensuite à moi. Cet enchaînement est bizarre. Après m’en être amusée, je me dis que cela doit correspondre à une espèce de tendance de la société. En effet, la télévision aujourd’hui est entrée dans tous les foyers et est devenue une sorte de référence pour beaucoup de gens. On voit le succès de la télé-réalité, à tort ou à raison d’ailleurs. Aujourd’hui, dans les médias, Hoda et Grégory, cette année, ou Loana à l’époque du Loft ont fait certainement beaucoup plus de couvertures que je n’en ferai jamais. Cette élection des Marianne correspond à un phénomène de société qui passera certainement… Je n’en sais rien. Mais je pense qu’aujourd’hui la télévision a supplanté le cinéma.
S. M. : Que vous apporte la nouvelle formule de « Combien ça coûte ? » que vous co-animez sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut ?
E. T. : Personnellement, elle m’a déjà apporté mon ticket d’entrée à TF1 et la rencontre avec un grand professionnel de l’information. Et puis pour le reste, j’essaie de faire co-animer deux personnalités fortes qui n’ont pas l’habitude de partager justement. Je ne suis absolument ni rédactrice en chef, ni co-productrice de l’émission. A ce niveau, je suis peu investie sur le contenu. Malheureusement d’ailleurs ! Mais c’est comme ça. C’est un choix que ma production a fait et j’essaie de faire mon job le mieux possible. Et quand on me dit : « tu es trop en avant », je me mets un peu en retrait. C’est ce que je fais en ce moment. Je suis donc loyale avec mon producteur, Christophe Dechavanne.
S. M. : Quels sont vos projets d’émissions pour le début de l’année 2005 ?
E. T. : J’ai tourné un prime que cette fois je co-produis avec Loribel qui sera diffusé fin janvier normalement. Actuellement, on est en train de le monter. Et puis je prépare un projet pilote d’une émission quotidienne qui, j’espère, sera accepté par TF1.
S. M. : Est-ce que cette campagne publicitaire chez Garnier vous a donné envie de commencer une carrière d’actrice à la télévision ou au cinéma ?
E. T. : Il est vrai que si on me proposait un rôle récurrent dans une série, j’étudierai la question. Mais pourquoi pas, oui ! Laurence Buccolini va justement devenir insti-
tutrice dans une série pour TF1. Mon
travail pour l’instant est d’être animatrice. Mais une telle carrière me tenterait. En ce qui concerne le cinéma, je n’ai pas cette prétention là. La seule chose qui m’ait fait « tilt » un jour est la prestation télévisée de Maurice Pialat à l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » de Marc Olivier Fogiel sur France 3. Juste avant de mourir, Pialat, qui ne faisait plus de cinéma parce qu’il n’en n’avait plus en-
vie, avait déclaré à l’animateur complètement éberlué que la seule personne qui le ferait revenir au ci-
néma (parce qu’il dé-
testait cordialement les acteurs) était moi. Ce jour-là, je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Un peu comme lors des Marianne, tout le monde m’a appelée en me disant : « as-tu entendu ce qu’a dit Pialat ? C’est incroyable ». J’ai été très flattée. Je n’ai jamais osé l’appeler pour lui dire à quel point j’avais été touchée par ses propos. Mais voilà. Le cinéma n’est pas mon métier. Il y a de très bons acteurs qui le font. Mais pourquoi pas, on verra.